Dinochat Index du Forum
 FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer   Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 
TRACES - EMPREINTES DE DINOSAURES

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dinochat Index du Forum -> France paléO : Paléontologie -> France paléO : Archosaures, Dinosaures et apparentés
Sujet précédent :: Sujet suivant  

Auteur

Message

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Ven 4 Sep 2009 - 18:43    Sujet du message: TRACES - EMPREINTES DE DINOSAURES

Répondre en citant


Lu chez info.rsr.ch :
http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&sid=11060496&cKey=12501…



Jura: 1700 nouvelles traces de dinosaures trouvées


Plus de 1700 nouvelles empreintes de dinosaures ont été mises au jour à Courtedoux dans le Jura. Le site est quatre fois plus grand que celui découvert en 2002, ont révélé les services archéologiques mercredi. Des portes ouvertes auront lieu à la fin du mois.
Avant d'être un "pré des vaches" comme son nom l'indique en patois, le lieu dit "Béchat-Bovais" était une plage de dinosaures. Il y a 152 millions d'années, une vingtaine de sauropodes (gigantesques reptiles herbivores à quatre pattes) ont marché sur ce site jurassien, qui était alors un îlot situé entre le Bassin de Paris au nord et la mer Téthys au sud. Aujourd'hui, "Béchat-Bovais" est un bois, qui se trouve dans la commune de Courtedoux, à l'ouest de Porrentruy.

S'enfonçant dans le sable sous le poids de leur imposant corps (entre 5 et 15 tonnes), ces dinosaures ont quitté la plage en laissant des empreintes derrière eux. Ce sont ces traces qui ont été retrouvées l'automne passé par les chercheurs de Paléontologie A16, de la section d'Archéologie et Paléontologie de l'Office de la culture du canton du Jura, qui collabore avec PaléoJura.

La plage de calcaire fait plus de 4000m2. Légèrement en pente et de couleur écrue, elle est parsemée de pas moins de 1700 traces de pas, montant à 8000 le nombre d'empreintes retrouvées dans la région. Certains pas ne font que 20 cm de diamètre, d'autres atteignant les 80 cm. Ces empreintes sont reconnaissables au bourrelet formé par la patte plongeant dans le sol. Le trou laissé est plus ou moins profond, les pattes s'étant surtout embourbées lorsque le terrain était mou ou que l'animal avançait lentement.

Certainement des diplodocus :



A "Béchat-Bovais", on peut suivre les dinosaures à la trace, les fouilleurs ayant pu dégager des successions de pas. Au total, 24 pistes ont été identifiées. Si le nombre de pistes trouvées ne constitue pas un record pour le canton du Jura, l'étendue de la surface fouillée l'est. A titre d'exemple, le site de "Sur Combe Ronde", fouillé entre 2002 et 2003, était quatre fois plus petit.

La plus longue des pistes atteint environ 115m, ce qui est rarissime. Les pas sont très rapprochés les uns des autres, ce qui laisse supposer qu'il s'agissait de diplodocus. "Ces dinosaures ont un bassin étroit et une marche serrée. Leur squelette est tout à fait apte à laisser ce genre de traces", explique Wolfgang Hug, le responsable de Paléontologie A16.

Chaque individu n'aurait laissé qu'une seule piste. Les diplodocus marchent en troupeau et la probabilité que les animaux aient fait des allers-retours est très faible, estime Géraldine Paratte, responsable du chantier. Il y aurait donc eu 24 diplodocus sur cette plage, plus ou moins jeunes. Mais les données doivent encore être examinées de plus près.

Suivre les dinosaures à la trace :



Du haut d'un gigantesque mirador, on peut suivre du regard chaque piste d'autant plus facilement que toutes les empreintes ont été détourées par de la peinture, dont la couleur varie avec chaque bête. Les traces sont le plus souvent celles laissées par les pattes arrière de l'animal. "Lorsque l'animal atteint une certaine vitesse de locomotion, il pose ses pieds là où il venait de planter ses mains", explique encore Wolfgang Hug.

Certaines pistes vont tout droit, d'autres bifurquent. Certaines sont parallèles, d'autres se croisent. Les paléontologues ont remarqué que si l'animal s'enfonce beaucoup dans le sable, il a tendance à ralentir sa cadence, à marcher sur ses propres pas, voire à changer de direction.

Ouvert au public :

Pour l'heure, les chercheurs mesurent longueur, largeur et profondeur de chaque cavité ; ils étudient les directions, relèvent les axes, notent les rotations. Ainsi, ils pourront déterminer avec encore plus de précisions le poids et la taille des dinosaures, mais aussi leur allure et leur vitesse de marche. Et leur bonheur ne s'arrêtera pas là : une nouvelle couche d'empreintes se cache 15 cm sous la première !

Les amateurs de paléontologie pourront découvrir par eux-mêmes ces traces exceptionnelles les deux derniers week-ends du mois d'août. Les samedis soir, la surface sera même éclairée afin de bien distinguer les traces de pas. Un petit sentier devrait aussi permettre de s'approcher de certaines d'entre elles.

Caroline Briner


Le Jura il y a 150 millions d'années :




•Sous quatre mètres de roche

Le potentiel paléontologique du site de "Béchat-Bovais" s'est révélé lors d'une prospection menée en 2004 et en 2005. Les fouilles proprement dites ont elles commencé l'automne dernier.

Jusqu'à 4 mètres de roche ont été abattus pour atteindre la couche de calcaire marneux comprenant les traces de dinosaures. C'est la pelle mécanique qui s'en est chargée.

Les 30 derniers centimètres, qui comprenaient de la marne compacte, ont été enlevés par les paléontologues eux-mêmes, avec des pelles et des truelles. La surface a ensuite été nettoyée à l'eau.

Puis les chercheurs ont procédé à l'identification des empreintes, en recherchant les bourrelets, qu'ils ont alors marqués avec de la peinture.

Les traces ont finalement été balayées afin de permettre les dessins au 1/20e et la prise de photographies numériques.

•Dix ans de fouilles dans le Jura

Les fouilles paléontologiques sont menées dans le Jura depuis 2000. Les premières fouilles ont lieu à Courtedoux aussi, au Viaduc du Creugenat, où quelques fossiles ont été mis au jour.

Deux ans plus tard, 17 pistes de traces de dinosaures sont relevées à Courtedoux, au lieu dit "Sur Combe Ronde". Les photographies sont publiées dans la presse nationale et internationale.

En 8 ans, 8000 traces de pas ont été découvertes, de sauropodes, mais aussi de théropodes, ces fameux carnivores bipèdes rendus célèbres par le film Jurassik Park. Des centaines de pistes ont été dégagées.

Par ailleurs, 40'000 fossiles ont été mis au jour sur près de 40 sites. On compte parmi eux des restes de crocodiles, de tortues marines, de plantes et d'ammonites.

Intégrée à l'Office de la culture du canton du Jura, Paléontologie A16 (PAL A16) a été lancé en février 2000. Son travail consiste à sauvegarder tout objet paléontologique d'importance trouvé dans la bande touchée par le tracé de l'A16 (Transjurane), entre Porrentruy et Bure.

Les coûts sont couverts par l'Office fédéral des routes (Ofrou, 95%) et par le canton du Jura (5%), largement aidé par la Confédération pour cette mission.

A l'origine, le budget annuel de la mission se montait à 400'000 francs. Il se situe aujourd'hui entre 6 et 8 millions de francs.

Voués à être détruits pour laisser place à l'autoroute A16 reliant Porrentruy à Besançon, les sites pourraient finalement être mis en valeur. Il est par exemple question d'un pont au-dessus des traces de "Sur Combe Ronde" pour préserver les empreintes et permettre au public de les observer.


Un site "officiel" des fouilles dans le Jura Suisse :

JURA CH - PALEONTOLOGIE A16 :

http://www.pala16.ch/f/1home_f.html



.
__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Publicité






MessagePosté le: Ven 4 Sep 2009 - 18:43    Sujet du message: Publicité


PublicitéSupprimer les publicités ?

Revenir en haut

giganotosaurus
Modération

Hors ligne

Inscrit le: 02 Juil 2009
Messages: 211

Localisation: Montréal
Masculin

MessagePosté le: Dim 6 Sep 2009 - 20:30    Sujet du message: Empreintes de dinosaures à Sucre

Répondre en citant


A seulement quelques kilomètres de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, se trouve le plus grand gisement paléontologique du monde. En effet on trouve des empreintes de 290 dinosaures sur une paroi d'un kilomètre et demi de long et de 100 mètres de hauteur. Ces espèces sont des sauropodes mesurant 25 mètres de long, des titanosaures, des iguanodons, des ankylosaures et des théropodes. On trouve également d'autres fossiles comme ceux de poissons ou d'algues. La conservation a été possible grâce au magnésium.

Ce site a été découvert par des paléontologues en 1994. Vers ce site une entreprise du ciment travaillait et menaçait le gisement. Heureusment il a été sauvé par la présence du magnésium, indésirable dans la conception du ciment. Mais si le parc a été sauvé, l'entreprise est toujours en activité aux alentours et pourrait détruire d'autres trésors du passé. 

Note : toutes les empreintes des dinosaures sont rectilignes sauf quelques unes, ce qui pourraient indiquer qu'il y a eu un combat à cet endroit.

PS : Je ne suis jamais allé à Sucre.

Revenir en haut

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Dim 18 Oct 2009 - 18:23    Sujet du message: JURA français : importantes traces dans l'Ain

Répondre en citant


Lu ici aujourd'hui 6 octobre : LE PROGRES <-- VIDEO à cette adresse

De formidables traces de dinosaures découvertes dans l'Ain



EXCLUSIF

De multiples traces de dinosaures ont été repérées sur la commune de Plagne, dans l'Ain (entre Oyonnax et Bellegarde-sur-Valserine, à une heure de Lyon). La qualité des traces, leur taille, la longueur des pistes (qui révèlent le déplacement de ces animaux impressionnants) feraient de ce site le plus important d'Europe.

Ce lieu a incontestablement été fréquenté par de nombreux sauropodes (dinosaures herbivores de grande taille) avant de devenir le paradis des marcheurs, Une découverte «colossale» selon les deux paléonthologues qui travaillent sur le site. Jeudi matin, cette découverte sera rendue publique. Le Progrès a pu cependant se rendre sur le site et obtenir quelques informations sur cette découverte, qui fera sans doute grand bruit dans le monde scientifique...



D'une taille montrueuse, jamais vue en Europe, ces empreintes ont été repérées dans le massif du Jura, terre de dinosaures.

Une découverte « colossale» selon les deux paléontologues qui travaillent sur le site. De multiples traces de dinosaures ont été repérées sur la commune de Plagne, dans l'Ain. Entre Oyonnax et Bellegarde-sur-Valserine, ce lieu a incontestablement été fréquenté par de nombreux sauropodes avant de devenir le paradis des marcheurs, à une heure de Lyon.
La qualité des traces, leur taille, la longueur des pistes sur lesquelles on peut suivre le déplacement de ces animaux impressionnants feraient du site le plus important d'Europe. Jeudi matin, cette découverte sera rendue publique. Le Progrès a pu cependant se rendre sur le site et obtenir quelques informations sur cette découverte, qui fera sans doute grand bruit dans le monde scientifique.



Tout commence au printemps lorsque Patrice et Marie-Hélène Marcaux, membres de la Société naturaliste d'Oyonnax repèrent des empreintes. Quelques jours plus tard, deux paléontologues lyonnais, Jean-Michel Mazin et Pierre Hantzpergue, respectivement rattachés au Cnrs et à l'Université Lyon 1 se rendent sur place et confirment la nature de la découverte : il s'agit bien là de pas de sauropodes, à savoir les dinosaures classiques et gentils. Ces grands herbivores à longs cous et longues queues cousins des diplodocus. Depuis, les sondages réalisés cet été présagent des chemins marqués sur plusieurs dizaines de mètres, voire quelques centaines... Ce qui donne à la découverte une ampleur exceptionnelle.



Devant l'enjeu, le Centre national de la recherche scientifique a mis en place un plan de communication très strict. Le site a été gardé secret jusqu'à hier, où quelques privilégiés ont pu s'y rendre, dont l'une de nos journalistes. Le 8 octobre, une armada de médias nationaux s'est invitée sur place.
Le site de Plagne n'est pas le premier à être découvert dans le massif du Jura. A la fin des années quatre-vingt, Christian Meyer, directeur du muséum d'histoire naturelle de Bâle mettait à jour des empreintes côté Suisse. Celles-ci venaient contredire la thèse selon laquelle la région avait toujours été recouverte par l'océan. En 2004, un membre de la Société naturaliste d'Oyonnax découvrait de nouvelles traces côté français aux abords du petit village de Coisia, au sud du Jura, au bord de l'Ain. En 2006 , une autre piste était mise à jour à Loulle, à quelques encablures de Champagnole.



Plagne renforce l'image du massif d'un Jura bien différent de celui que nous connaissons... Il y a 150 millions d'années, il y avait là des plages et des lagunes. Au bord d'une mer peu profonde, des troupeaux circulaient. Ils nous ont légué leurs traces dans la boue.
Séchées au soleil, puis recouvertes de sédiments, elles se sont fossilisées. Côté recherche, commence un patient travail de relevés, de cartographies de prélèvements, de moulages... Suite à la découverte de Coisia et de Loulle, le Conseil général du Jura s'est lancé dans la valorisation de ces sites. Avec l'espoir de faire du secteur un lieu de visite touristique. La découverte de Plagne, plus proche de Lyon, donnera certainement lieu à une réflexion de ce type, si les premiers espoirs sont confirmés par les travaux des scientifiques. Pourquoi pas un Jurassic Parc, mais sans aucun danger pour le visiteur.

Muriel Florin




Les autres découvertes dans le massif du Jura

Qu'il soit suisse ou français, le massif du Jura représente une entité géographique et géologique à part entière. Sur les différents sites découverts dans les deux pays séparés par une mince frontière, les paléontologues ont retrouvé depuis plusieurs années les mêmes variétés de pas qui ont marqué le sol. Depuis Chevenez et Courtedoux en Suisse, jusqu'à Plagne en passant par Loulle, Coisia et Belleydoux. Les traces découvertes sur cet arc jurassien, permettent de penser que les dinosaures évoluaient dans un paysage de lagunes et de marécages, dans un climat proche de celui des actuelles îles Bahamas.

> A Coisia en 2004

En avril 2004, le président de la société des naturalistes d'Oyonnax, Christian Gourrat, alors en balade, découvre avec surprise une succession d'empreintes de dinosaures sur les bords de la route départementale (D60e). Des traces mises au jour suite à l'élargissement de la route qui relie l'Ain et le Jura en bordure de la rivière d'Ain. Ces empreintes de pattes de dinosaures (des sauropodes comme le diplodocus) remonteraient à 140 millions d'années. Les sauropodes ont des pieds massifs, qui forment des empreintes circulaires, un peu comme celles des éléphants. À l'époque, la région de Coisia était sous un climat tropical. On y trouvait alors certainement une plage ou une lagune à la place des prés, falaises et forêts actuels… Curieusement, les empreintes se situent sur une paroi verticale. Cela s'explique par le mouvement des plaques qui a entraîné un plissement de terrain il y a 20 millions d'années. L'accès au site n'est pas aménagé. Le site se trouve en bordure de route et peut donc présenter un danger pour les piétons.

> A Loulle en 2006

Le site a été mis à jour dans une ancienne carrière à ciel ouvert, elle-même nichée dans une forêt de chênes et de hêtres feuillus. Les empreintes, nombreuses, souvent enchevêtrées, de tailles différentes laissent à penser qu'un nombre important de dinosaures a piétiné les lieux dont les plus grands auraient pu mesurer plus de 25 m et peser de 30 à 35 tonnes.

> A Belleydoux en 2008

C'est un gisement modeste mais qui a passionné les amateurs l'an dernier. Tout a commencé le 7 septembre 2008. Christian Reynaud, retraité du village de Belleydoux (Ain) et titulaire d'une thèse de géologie, découvre quatre empreintes sur un chantier. Par hasard. Une découverte jugée minime mais confirmée quelques jours plus tard par Pierre Hantzpergue, professeur en géologie de l'Université Claude Bernard. Il s'agit bien d'empreintes de pieds et de mains de dinosaures sauropodes, herbivores, des diplodocus. Elles pourraient être vieilles de 145 millions d'années. Cette découverte modeste n'a pas été suivie de travaux de recherches plus approfondis mais confirme la présence de ces reptiles géants sur tout l'arc jurassien. Après Coisia et Loulle, Belleydoux est le troisième site local recelant des empreintes. Celles-ci peu discernables, car peu profondes, ont fait l'objet de moulages et de photos.

Émilie Chaumet





Retrouvez tous les détails de cette fantastique découverte mardi 6 octobre dans les éditions imprimées de votre journal Le Progrès.



Voir aussi le site du CNRS. <-- Clic ici

Voir les vidéos de FRANCE 3. <-- Clic ici (VIDEO)



.
__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Dim 18 Oct 2009 - 21:02    Sujet du message: EMOSSON - FINAULT - SUISSE

Répondre en citant


Dinocamp été 2009, le 17 juillet !
Expé à Emosson - Finault - Suisse :


La nuit à Emosson va être méchamment agitée.
Pourtant, notre météorologue belge nous avait prévu grand beau temps !?
Guillaume est bien à l'abri dans le Camion Pub.
Sous nos tentes, on voit les éclairs comme s'il faisait jour.
Ca pète comme une boite de flageollets géants dans une chambre d'écho.
J'adore les orages en montagne. Là, j'ai été gâté ! Patatrac !!!!

Le matin, à l'abri dans le camion : pti déj et p'tite toilette.
Le temps se dégage : on décide de partir voir les traces de dinos... à 2500 m !
Sont fous les mecs !

Ca a à peine démarré qu'on va bientôt perdre notre grand aventurier d'opérette
qui va décider d'en rester là et de redescendre... en se perdant sur le seul sentier qui existe
mais avec son chapeau d'aventurier de la marche... perdu !



Guillaume est très décidé à continuer. Alors, on y va !
On va être dévié par un chemin 2 fois plus long que d'habitude (la route est fermée par des travaux).
Guillaume goûte l'aïl des montagnes : ça fera fuir les marmottes rouleuses de pelles des montagnes.
C'est pas grave, je les fréquente peu en tant que telles (que pelles ?).
Quelques passages à peine délicats mais très bien équipés.



On remonte le second barrage et une jeune suissesse, affublée de son patou,
nous indique 1 bonne heure de marche encore.
Guillaume décide de continuer et il va se révéler bien courageux.
Je ne l'ai pas entendu râler une seule fois et ça m'a fait vachement plaisir.
Le tour du second lac est interminable et après, il faut encore grimper.
Nous arrivons sur le site des traces et je prends quelques photos
pendant que mon compagnon de route s'amuse avec les névés.
Je crois qu'il n'est pas encore assez crevé...



Une belle trace de ces dinos à 3 doigts :



On se retape une petite côte pour en finir avec les montées : 2500 m : Pointe de la Veudale,
passage obligatoire avant de descendre par l'itinéraire le plus court et sans danger,
bien plus rapide et plus facile que l'itinéraire conseillé à la montée.
Une brave dame bien sympathique nous montre quelques bouquetins dans les rochers
et nous poursuivons alors que le plafond est en train de s'abaisser rapidement.
Nous allons avoir droit au froid, au vent, au brouillard et à la pluie.
Petits coups de tennerre lointains sur la chaîne du Mont Blanc mais ça n'approchera pas.
Heureusement, j'avais demandé à Guillaume de prendre une veste.

Ce sera sans doute la meilleure journée que nous aurons passée, une belle aventure humaine,
au milieu des Alpes suisses, loin des chialeries et des plaintes, heureux d'avoir rempli notre objectif.





DU NOUVEAU A EMOSSON :

Lors du Dinocamp, cet été avec Guillaume, nous sommes allés visiter le site de traces de dinosaures d'Emosson, à Finhaut, en Suisse.
De nouvelles traces d'un autre dinosaure ont été découvertes l'an dernier sur ce lieu.

Lu sur 20minutes.ch : http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/31856848
Photos : ©Muséum de Genève

Un spécialiste italien de traces de fossiles a découvert l'an dernier des empreintes
d'un reptile sur le site à traces de dinosaures du Vieux-Emosson, sur la commune de Finhaut (VS).


Marco Avanzini, spécialiste du Musée des sciences naturelles de Trente (I), a découvert en août 2008 une piste d'un mètre de long avec des empreintes de trois pas. Ces dernières ont été laissées par un reptile plutôt gracile, indiquent dans un communiqué commun le Muséum d'histoire naturelle de la ville de Genève, les Musées cantonaux du Valais
et la commune de Finhaut.

Ces traces, à peine visibles pour un oeil non exercé, se trouvent sur un bloc isolé dans un éboulis à proximité de la
dalle à empreintes du site.
Les grosses traces correspondent aux pieds de l'animal et les petites à ses mains :



Le reptile qui en est à l'origine est un «proto- dinosaure», Isochirotherium, qui ressemblait à un crocodile d'environ 2 mètres de long dressé sur ses longues pattes.
Reconstitution du « proto-dinosaure » Isochirotherium du Vieux Emosson et ses empreintes fossilisées :



La présence de ces traces remet en question notamment l'âge du site à traces de dinosaures du Vieux-Emosson. Il serait plus ancien d'environ 10 millions d'années que celui envisagé (230 millions d'années), précise le communiqué.

De nouvelles études vont être menées pour préciser la datation. Mais aussi pour mieux connaître l'apparence de ces reptiles qui, selon les spécialistes, sont propablement les plus anciens à avoir laissé leurs traces en Suisse.

Afin de préserver les empreintes de l'érosion, le bloc d'un mètre carré environ sera enlevé par hélicoptère le 3 septembre, si la météo le permet. Il entrera dans les collections du Musée de la nature du Valais où il sera exposé au public dans le courant de l'hiver. Une copie sera offerte à la commune de Finhaut.
Une étape du moulage de la piste en août 2009 :



L'article scientifique publié pour l'heure sur le site du «Swiss Journal of Geosciences» a été rédigé par Marco Avanzini
en collaboration avec Lionel Calvin, conservateur du département de géologie et de paléontologie du Muséum
d'Histoire Naturelle de la Ville de Genève. Depuis 1997, des géologues du Muséum genevois expliquent chaque été
aux randonneurs sur le site même l'origine des traces.


Voir l'article dans "Dinocamp".

Lu dans lenouvelliste.ch :
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/les-dinos-cloues-au-sol-par-le-v…

Les dinos cloués au sol par le vent
4 septembre 2009

FINHAUT-EMOSSON : Les nouvelles traces découvertes par un paléontologue italien auraient dû rejoindre le Musée de la nature du Valais hier.
Météo capricieuse, opération hélico reportée.

Elles ont attendu 240 millions d'années au-dessus du Vieux-Emosson, elles pourront facilement patienter encore quelques jours avant de rejoindre le Musée de la nature du Valais à Sion. Les nouvelles traces de dinosaures découvertes l'an dernier par un chercheur italien («Le Nouvelliste» du 1er septembre) auraient dû être héliportée hier matin au col de la Gueulaz, puis transportées par camion à Sion. Le vent et la pluie en ont décidé autrement. «Nous retenterons probablement l'expérience ce lundi», assure Lionel Cavin, conservateur du département de géologie et de paléontologie du Muséum d'histoire naturelle de la ville de Genève. «Nous devons coordonner ce transport avec la commune de Finhaut qui doit héliporter une machine dans le secteur.»

Le bloc de 700 kilos qui supporte les trois traces en relief (il s'agissait donc d'un bloc qui couvrait les empreintes originales) de pieds et deux empreintes de mains était pourtant prêt. A 7 h 30, Lionel Cavin était sur le site à traces de dinosaures. «Le Nouvelliste» était aussi là pour assister à ce déménagement plutôt rare. «Ça reste un événement exceptionnel. Il y a quelques semaines, nos collègues saint-gallois en ont fait de même avec un requin fossilisé. Mais, d'un point de vue purement scientifique, une fois que l'on a repéré la piste, qu'on l'a cartographiée, dessinée et moulée, nous avons tout ce qu'il nous faut pour travailler. Dans ce cas, c'était un bloc isolé qui se prêtait bien à un transport. On est davantage dans la conservation d'un patrimoine.»

Celui-ci n'est pourtant pas réellement menacé. Les dalles, bien que plus protégées par les névés, ne s'érodent que très lentement, contrairement à ce que les scientifiques craignaient. Les comparaisons entre les moulages effectués il y a plus de trente ans et ceux d'aujourd'hui sont presque identiques. A l'échelle géologique, les traces sont évidemment condamnées. «Mais ça prendra des centaines, voire des milliers d'années», assure Lionel Cavin .

Pour le site du Vieux-Emosson, cette découverte est capitale. Non seulement elle pourrait en faire le plus ancien du pays, avec ses 240 millions d'années, mais elle relance l'intérêt scientifique. Des spécialistes devraient revenir sur place en 2010, afin d'analyser les sédiments et décortiquer le processus de formation de cette dalle et de rechercher des fossiles marqueurs. «Des poissons ou des coquillages qui nous permettraient de dater exactement les traces. Jusqu'ici, personne n'en a jamais trouvé.»

Une photo qui va rappeler des souvenirs à mon compagnon de cordée :
(Long... très long le tour du Lac du Vieux Emosson !)




.
__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Dim 9 Mai 2010 - 22:14    Sujet du message: Emosson, la suite...

Répondre en citant


EMOSSON : la suite...

Empreintes en Valais : vrais dinos ou gros lézards ?

Un bloc rocheux retrouvé sur le site du Vieux-Emosson et exposé depuis une semaine au Musée de la nature du Valais, à Sion, questionne sur la présence de dinosaures dans la région. Les traces qui y sont gravées seraient plutôt celles de leurs très proches ancêtres, des lézards mesurant 1,50 m qui vivaient 10 millions d'années auparavant. Explications :

De prime abord, ce bloc rocheux brun-gris d'un mètre carré n'a rien de spectaculaire. Pourtant, c'est devenu l'une des pièces maîtresses du Musée de la nature du Valais, à Sion. Car ce gros caillou trouvé en 2008 dans le vallon du Vieux-Emosson porte le passé lointain de toute une région. Un passé qui nous ramène quelque 240 millions d'années en arrière, soit dix millions avant l'apparition des dinosaures, quand le Valais était encore plat et Emosson une plage tropicale baignée d'une mer chaude et bordée de grandes fougères.

Les trois empreintes, mesurant 30 centimètres, à peine visibles, ont probablement appartenu à un Ticinosuchus. Elles viennent effriter la théorie des années 1980 sur la présence de dinosaures en Valais, que l'on attribue aujourd'hui à des vertébrés qui ont précédé les dinosaures. Explications en cinq points avec Lionel Cavin, conservateur paléontologue du Muséum d'histoire naturelle de la ville de Genève et chercheur sur ce site.

1. Quels animaux ont laissé des traces à Emosson ?
Il s'agissait des ancêtres des dinosaures, des sortes de lézards géants pour notre époque actuelle, mais qui n'avait pas commune mesure avec les mastodontes du Jurassique. L'espacement entre les pas (trois pas sur deux mètres de long) permet d'estimer leur longueur à 1,50 mètre pour un poids avoisinant les 20 à 30 kilos, soit des mensurations encore plus modestes que les varans de Komodo, la plus grande espèce vivante de lézards. Les premiers individus ont vécu dix millions d'années avant les dinosaures. Communément nommés proto-dinosaures, ils étaient présents à l'époque du Trias, il y a 240 millions d'années. Tout laisse croire qu'il y avait plusieurs espèces de proto-dinosaures assez proches les unes des autres. Mais les investigations à venir devraient permettre d'en savoir plus...



Le Ticinosuchus a probablement foulé le sol d'Emosson, comme il a arpenté le Tessin, il y a 240 millions d'années. A l'époque, ces régions étaient des plages tropicales baignées d'une mer chaude.

2. Qu'est-ce qui les différencie des dinosaures ?
A cette époque, les premiers dinosaures, très véloces, se tenaient debout seulement sur leurs pattes arrière, les quadrupèdes - des sauropodes, parmi lesquels on trouve le diplodocus - ne sont apparus que 10 à 15 millions d'années plus tard. De fait, seuls ces lézards géants pouvaient laisser quatre traces sur le sol. De plus, les empreintes retrouvées montrent une disposition de quatre doigts bien marqués, le cinquième l'étant un peu moins, alors que les dinosaures carnivores du moment en avaient plutôt trois, comme les oiseaux dont ils sont les ancêtres. Dans le squelette, on constate également de petites différences; en particulier au niveau du crâne, qui montre chez le dinosaure davantage d'ouvertures capables d'accueillir des attaches musculaires. C'est avant tout cet ensemble de détails du squelette qui permet de définir un dinosaure et qui fait, par exemple, que les ptérosaures (comme les ptérodactyles) ne sont pas des dinosaures, même s'ils sont apparus en même temps. Ce sont deux lignées évolutives dissemblables.

3. Quelle caractéristique physique permet d'affirmer que ce reptile est l'ancêtre des dinosaures ?
Comme les dinosaures, et au contraire des lézards et des crocodiles, cet animal avait les pattes situées sous le corps, et non sur le côté.

4. Est-ce fondamentalement faux de parler de reptile pour désigner un dinosaure ?
Selon les classifications scientifiques rigoureuses, oui. Cependant, la paléontologue Lionel Cavin considère les dinosaures comme des reptiles, et par conséquent les oiseaux également, puisqu'ils sont les descendants de certains dinosaures! Le spécialiste l'explique par les limites arbitraires posées par l'homme pour définir les groupes d'espèces.

5. Les dinosaures et les lézards géants se sont-ils côtoyés à Emosson ?
C'est tout l'enjeu des futures années de recherches... Il convient de déterminer si les traces ne sont que celles de proto-dinosaures ou s'il y a aussi des traces de dinosaures très anciens, qui ont dû se côtoyer il y a quelque 240 millions d'années. Le paléontologue genevois penche pour la première hypothèse. Si elle devait s'avérer exacte, le site valaisan serait orphelin de ses dinosaures. Quoi qu'il en soit, il a hérité des empreintes de vertébrés les plus anciennes de Suisse !

Frédéric Rein - le 01 mai 2010, 19h21
Le Matin Dimanche

Copié ici : Le Matin.ch

Diaporama de la découverte --> Museum d'Histoire Naturelle de Genève

__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Mer 19 Mai 2010 - 18:02    Sujet du message: Plagne : la suite

Répondre en citant


Traces de dinosaures de Plagne
La suite :
avant le classement, les fouilles !


Une trentaine de bénévoles est attendue, début juillet dans l'Ain,
sur le site où en avril dernier, deux archéologues amateurs
ont découvert des traces de sauropodes vieilles de 150 millions d'années.




http://www.leprogres.fr/fr/region/le-jura/jura/article/3109547/Dinosaures-d…

__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Jeu 27 Mai 2010 - 19:29    Sujet du message: Nouvelles traces de dinosaures en Argentine

Répondre en citant



__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:05    Sujet du message: TRACES - EMPREINTES DE DINOSAURES


Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dinochat Index du Forum -> France paléO : Paléontologie -> France paléO : Archosaures, Dinosaures et apparentés Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

SoftGreen phpBB theme by DaTutorials.com
Copyright © DaTutorials 2005