Dinochat Index du Forum
 FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer   Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 
Argil, l'uomo di Ceprano

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dinochat Index du Forum -> France paléO : Paléontologie -> France paléO : La Terre, l'Homme et ses ancêtres
Sujet précédent :: Sujet suivant  

Auteur

Message

Alain
Création-Direction

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 832

Localisation: Les Bauges
Masculin

MessagePosté le: Mer 27 Avr 2011 - 23:26    Sujet du message: Argil, l'uomo di Ceprano

Répondre en citant


Argil, l'uomo di Ceprano
fait à nouveau
parler de lui



La morphologie particulière de la voûte crânienne de Ceprano
n'a pas d'équivalent en Europe ou ailleurs
et son statut taxonomique a été jusqu'ici controversé,
étant encore considéré comme une "fin" d'Homo erectus,
un individu adulte d'Homo antecessor
ou l'holotype d'une nouvelle espèce Homo cepranensis.



Un des défis de la paléoanthropologie consiste à déterminer
le plus récent ancêtre commun à l'homme moderne et à l'homme de Néandertal.
Publiée dans PLoS one, une étude franco-italienne menée par deux chercheurs
de l’équipe Paléontologie et Bioarchéologie de l'UMR 6578
(Anthropologie bioculturelle, CNRS-Université de la Méditerranée-EFS)
et un chercheur de l’Université de Rome (Sapienza, Dipartamento di Biologia Ambientale)
suggère, à partir de la comparaison de nombreux crânes fossiles dont celui de Ceprano,
découvert en Italie en 1994, qu'Homo heidelbergensis pourrait être cette espèce ancestrale.



Quelques rappels :

Lu ici : http://www.kbinirsnb.be/europancestors//fr/mv/fossils/ceprano/body

Un crâne archaïque fragmentaire et incomplet a été découvert le 13 mars 1994
par I. Biddittu, chercheur de l'Institut Italien de Paléontologie Humaine (Is.I.P.U., Rome),
à Campogrande, près la ville de Ceprano dans le sud du Latium en Italie centrale.



Ce crâne reconstitué (une calotte plus précisément) est communément nommé "Ceprano".



Ce fossile constitue une des évidences les plus anciennes de la présence de l’Homme en Europe
et est probablement associé avec une industrie de Mode 1.



Sur base des corrélations géo-stratigraphiques régionales et d’une série de datations K/Ar et Ar/Ar,
son ancienneté est estimée par A.G. Segre, géologue à l'Is.I.P.U., entre 800 000 et 900 000 ans.
(Ces estimations sont aujourd'hui controversées (voir ci-dessous) : 400 000 ans !)



La forme actuelle du crâne reconstitué est le résultat d'un long processus.
Elle est basée sur la reconstruction originale obtenue par A. Ascenzi et ses collègues,
révisée ensuite par R.J. Clarke, et améliorée finalement par les efforts combinés
de M.A. de Lumley et F. Mallegni.

Les caractères métriques et descriptifs des traits du crâne de Ceprano
approchent la morphologie générale partagée par des spécimens
attribués à Homo erectus et/ou Homo ergaster.



Cependant, la variabilité de ce groupe est sensiblement élargie
quand le spécimen de Ceprano y est inclus.
D’autres taxons comme Homo antecessor et Homo heidelbergensis
doivent également être considérés afin d’évaluer la place phylogénétique et systématique du fossile.
Néanmoins, la " morphologie archaïque " de Ceprano est en accord avec son âge présumé.
Son origine géographique ainsi que les degrés d'affinité avec les différents groupes humains
du Pléistocène ancien et moyen sont des éléments à considérer
dans l’étude des traits particuliers du crâne de Ceprano.



A. Ascenzi, F. Mallegni, et G. Manzi effectuent actuellement une ré-évaluation de ce fossile important.





A la recherche
de l'ancêtre commun
à l'homme moderne
et à Néandertal


Le dernier article publié par PLoS one

Lire ici : http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0018821

Les espèces ancestrales de notre espèce :
une place pour le crâne archaïque de Ceprano, Italie.


The Stem Species of Our Species :
A Place for the Archaic Human Cranium from Ceprano, Italy


Aurélien Mounier, Silvana Condemi : Unité Mixte de Recherche 6578 –
Unité d'Anthropologie Bioculturelle, Centre National de la Recherche Scientifique /
Université de la Méditerranée / Etablissement Français du Sang, Marseille, France,
Giorgio Manzi : Dipartimento di Biologia Ambientale, Sapienza - Universitá di Roma, Roma, Italia,
et Istituto Italiano di Paleontologia Umana, Roma, Italia




(Traduction automatique Google)
Traits significatifs statistiquement qui décrivent le groupe Mid-Pléistocène, inclus Ceprano.
Les chiffres représentent les caractéristiques morphologiques suivantes: Caractéristiques 1 à 4 (noir) des traits qui sont plus exclusive de spécimens à mi-Pléistocène (c.-à-1: incomplète supraorbitalis sillon, 2: tubercule frontal faiblement développés dedans décalé, 3: région sus-orbitaire médiale concave, 4: position intermédiaire du conduit auditif externe en ce qui concerne le temporal Processus zygomatique); 5 et 6 (bleu) = plus de traits dérivés (c.-à-5: tore droite occipitalis transversus, 6: concavité médio-latérale du tubercule articulaire); de 7 à 10 (vert) = plus de traits primitifs (soit 7: crête pétro-tympanique orientée à la baisse, 8: Opisthocrânion coïncide avec inion, 9: Processus retromastoideus, 10: parietalis angularis tore). Pertinence critère de signification statistique: T-valeurs> 2, p <0,05. La barre d'échelle = 50 mm.
(Traduction automatique Google)



Quelle est l'espèce ancestrale à Homo sapiens
– l'homme moderne, qui a émergé en Afrique il y a environ 200 000 ans–
et à Homo neanderthalensis – l'homme de Néandertal,
qui s'est différencié en Europe quelques dizaines de milliers d'années plus tôt ?
L'étude franco-italienne publiée dans PLoS ONE propose d’aborder
cette question cruciale de la paléoanthropologie
à partir d’un célèbre fossile découvert dans le Latium, le crâne de Ceprano,
dont l'âge a récemment été réestimé à environ 400 000 ans.
Les auteurs de ce travail ont réanalysé les caractéristiques morphologiques de ce fossile
et l'ont comparé avec plusieurs dizaines d'autres spécimens, plus ou moins récents,
appartenant à des espèces du genre Homo :
Homo erectus, Homo ergaster, Homo heidelbergensis,
Homo neanderthalensis et notre espèce, Homo sapiens.


(Traduction automatique Google)
Analyse discriminante basée sur les données repères (A) et formes crâniennes associées (B).
Une croix) indique centroïdes de chaque échantillon a priori. Rouge = sphères humains modernes (nature, des spécimens de fossiles; bande, des spécimens Holocène); sphères bleues = Néandertaliens; sphères vertes = Pléistocène inférieur échantillon composite (plaine, des spécimens d'Afrique; bande, des spécimens d'Eurasie); sphères grises fossiles = inclus a posteriori dans le analyse (sphères bande sont des spécimens que cluster avec Ceprano dans les dendrogrammes de la figure 2). B) La configuration des points d'intérêt est indiquée par des cercles jaunes superposés sur les vues du crâne de Ceprano (complet, points de repère visibles; vides, points de repère non visible dans la vue en cours); formes dans Norma lateralis (en haut à gauche), Norma verticalis (en bas à gauche) Norma et facial (à droite) sont représentées pour les extrémités de chaque axe (trait plein, changer de forme; lignes en pointillés, le consensus). L'homme moderne, Néandertaliens et les premiers spécimens du Pléistocène sont bien discriminés sur la fonction 1. Fonction 2 discrimine les hommes modernes et du début du Pléistocène spécimens de Néandertaliens. La forme architecturale de Ceprano est plus proche de spécimens du Pléistocène précoce et, en particulier, à Sangiran 17 à partir de Java (7). En raison de la déformation apparente des deux Steinheim et Jinniushan, leurs positions respectives dans le graphique sont pour le moins discutable.

(Traduction automatique Google)



Ce travail clarifie une période de l’évolution humaine
qui ne voit toujours pas l’émergence d’un consensus au sein de la communauté scientifique.
Par ailleurs, sa méthodologie originale pourrait permettre de reconsidérer
de nombreuses problématiques taxonomiques en paléoanthropologie.


(Traduction automatique Google)
Classification hiérarchique basée sur les caractéristiques distinctes: général (A) et partielle (B) des analyses.
Branches et le nombre au niveau des nœuds exprimer les distances morphologiques entre les clusters. Les chiffres représentent des groupes d'échantillons qui sont affichées comme des grappes (A: Irhoud 1, Skhul V; B: 4 échantillons Holocène; C: 13 spécimens Holocène; D: Singa, Cro-Magnon I, Abri Pataud 1, Chancelade, Ohalo II, 35 Spécimens Holocène; E: Spy 1, La Chapelle-aux-Saints; F: 14 spécimens Holocène; G: Singa, LH 18, Cro-Magnon I, II Ohalo, 18 spécimens Holocène; H: Irhoud 1, Skhul V; I: Qafzeh 9, Abri Pataud 1, Chancelade, 35 spécimens Holocène, voir Figure S3 pour plus de détails). Chaque cluster est décrit par les caractéristiques morphologiques statistiquement significative: le critère de pertinence: T-Valeurs> 2 à p <0,05 (tableaux 2, 3 et le tableau S15). L'analyse partielle (B) a permis l'inclusion de 8 échantillons supplémentaires (Qafzeh 9, Gibraltar 1, La Quina H5, Ngawi 1, OH9, D2280, D2700 et Daka), 13 caractéristiques morphologiques pas conservées sur ces échantillons (2, 10, 14 , 15, 16, 18, 25, 26, 40, 41, 43, 47, 50) ne sont pas utilisés dans cette analyse. Dans les deux analyses, Early spécimens du Pléistocène et de l'Homo erectus sensu stricto (Chine et de Java) se distinguent en deux sous-groupes d'un même cluster, les humains modernes sont séparés de tous les autres échantillons, mais proche de la fin de spécimens d'Afrique mi-Pléistocène tels comme Jebel Irhoud 1, Omo II, LH18, et Singa, Ceprano est toujours partie d'un cluster à mi-Pléistocène, avec des fossiles d'Afrique et d'Eurasie.

(Traduction automatique Google)




Les résultats de cette comparaison à grande échelle montrent deux choses :

- d'une part que le crâne de Ceprano,
en se plaçant comme le fossile le plus archaïque de l'espèce Homo heidelbergensis,
pourrait représenter un pont entre les fossiles du Pléistocène inférieur
(de - 1,8 million d'années à - 780 000 ans)
et ceux du Pléistocène moyen (de -780 000 à -130 000 ans) ;

- d'autre part qu'Homo heidelbergensis se serait répandu en Afrique et en Eurasie
aux alentours de la limite entre le Pléistocène inférieur et moyen
et serait le dernier ancêtre commun des hommes modernes et des Néandertaliens.





Lu ici : http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/aurelienmounier.htm



LIENS :

http://www.ceprano.net/img/Argil.pdf

http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/aurelienmounier.htm

http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0018821

http://www.plosone.org/article/slideshow.action?uri=info:doi/10.1371/journa…

__________

Revenir en haut

Visiter le site web du posteur

Publicité






MessagePosté le: Mer 27 Avr 2011 - 23:26    Sujet du message: Publicité


PublicitéSupprimer les publicités ?

Revenir en haut

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dinochat Index du Forum -> France paléO : Paléontologie -> France paléO : La Terre, l'Homme et ses ancêtres Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

SoftGreen phpBB theme by DaTutorials.com
Copyright © DaTutorials 2005